
L'éolien en mer : un secteur en pleine structuration industrielle
La transition énergétique est l'un des défis majeurs de notre siècle. Face à l'urgence climatique et à la nécessité de réduire la dépendance aux énergies fossiles, la France s'est engagée dans une trajectoire ambitieuse de développement des énergies renouvelables. Parmi elles, l'éolien en mer s'impose progressivement comme un pilier incontournable du mix électrique de demain. La France vise 18 GW de capacités installées en éolien offshore à l'horizon 2035, et 45 GW à l'horizon 2050, faisant de cette filière la deuxième source d'électricité du pays après le nucléaire. Pour atteindre ces objectifs, c'est un vaste écosystème industriel qui se structure : développeurs, fabricants d'équipements, constructeurs de fondations, câbliers, bureaux d'ingénierie. Chaque projet de parc éolien en mer mobilise des compétences pluridisciplinaires sur des cycles longs, et génère des besoins importants en ingénierie mécanique.
La filière éolienne offshore connaît une dynamique sans précédent, à l'échelle française comme européenne. En janvier 2026, neuf pays riverains de la mer du Nord - Belgique, France, Pays-Bas, Allemagne, Luxembourg, Danemark, Norvège, Irlande et Royaume-Uni - ont signé à Hambourg un pacte d'investissement destiné à soutenir le déploiement massif des éoliennes en mer du Nord. Cette Déclaration de Hambourg vise à déployer 100 GW de projets éoliens transfrontaliers dans les eaux partagées de la mer du Nord d'ici 2050.
Après une production progressive lancée dès juin 2025, l'entrée en service complète à 100 % du parc de Yeu-Noirmoutier a été annoncée fin avril 2026 par Ocean Winds. Avec ce parc, la capacité opérationnelle française atteint désormais 2 GW.
Le chantier a officiellement démarré en janvier 2024. Les 248 pieux soutenant les fondations ont été installés entre juin 2024 et janvier 2025. La première fondation d'éolienne a été posée en septembre 2025. La mise en service complète est visée pour fin 2026.
Parc de 71 éoliennes dont les fondations gravitaires ont été intégralement fabriquées au Havre. Il illustre la capacité de la filière française à produire localement des structures massives de génie civil offshore.
Le projet de Dunkerque est en phase préparatoire aux travaux, avec un début du chantier en mer prévu pour 2026 et une mise en service attendue en 2028.
Le plus grand parc éolien offshore au monde. Situé en mer du Nord au large des côtes anglaises, Dogger Bank est développé en plusieurs phases pour une capacité installée record de 3,6 GW sur une superficie de 1 700 km². L'ensemble du projet devrait être achevé en 2026 et fournira environ 5 % de l'électricité du Royaume-Uni.
Développés par l'énergéticien danois Ørsted au large du Norfolk, les parcs Hornsea constituent une série de projets en mer du Nord parmi les plus ambitieux d'Europe.
Avec trois grands parcs en activité - Borssele, Hollandse Kust Zuid et Hollandse Kust Noord -, les Pays-Bas comptent 4,7 GW de capacité éolienne installée. Plusieurs gigawatts supplémentaires doivent encore être attribués d'ici 2027 sur les zones Nederwiek et Doordewind.
Parmi les nouveaux venus dans l'éolien offshore figure la Pologne, où une décision finale d'investissement a été prise pour un premier parc de 1,2 GW en mer Baltique, le pays visant 18 GW installés à l'horizon 2040.
Les gouvernements réunis au Sommet de la mer du Nord se sont engagés à construire 15 GW d'éolien en mer par an entre 2031 et 2040. L'ambition européenne est d'atteindre 300 GW d'éolien offshore d'ici 2050, contre 37 GW actuellement déployés. En contrepartie, l'industrie s'engage à investir 9,5 milliards d'euros dans la chaîne de valeur et à réduire le coût de l'électricité de 30 % d'ici 2040.
Les projets éoliens en mer mobilisent des ingénieurs structure offshore, des chefs de projet, des ingénieurs génie maritime, ainsi que des compétences en chaudronnerie, soudage et tuyauterie. C'est précisément dans ce maillon que se positionne OVA Group. Nos ingénieurs d'études, projeteurs en installation générale et superviseurs de travaux interviennent sur les études de tuyauterie des sous-stations offshore, les systèmes mécaniques embarqués, les structures métalliques de fondations et les dossiers de mise en service - contribuant à faire avancer des projets qui façonneront le paysage énergétique européen des prochaines décennies.

Nos équipes sont à votre écoute pour cadrer vos besoins et identifier les profils techniques les plus adaptés.
Discutons de votre projet